VERSETS IMPROVISÉS SUR LE MAGNIFICAT DU TON PÉRÉGRIN PAR PHILIPPE LEFEBVRE Le Magnificat, ou Cantique de la Vierge Marie, est un chant de louange de la liturgie romaine ; pièce grégorienne psalmodique, elle est destinée à être alternée. En effet, selon une pratique établie en France dès la fin du XVIe siècle et fixée par le Cérémonial de l'Eglise de Paris en 1662, la maîtrise chante les versets impairs, tandis que le grand orgue se voit confier les versets pairs. A Notre-Dame de Paris, le Magnificat est chanté quotidiennement à l'office des Vêpres où cette tradition de l'alternance est toujours en usage le dimanche : le grand orgue soutient le chant de l'assemblée dans les versets pairs et conclut le cantique par un postlude. Philippe Lefebvre, l'un des trois organistes titulaires du grand orgue, improvise ici des versets dans l'esprit de cette pratique liturgique et de la musique du XVIIIe siècle. On peut alors s'imaginer le chant des chanoines s'élevant depuis les stalles du chœur auquel répondent les versets du grand orgue trônant au fond de la nef de la cathédrale. Vous entendrez successivement : les anches en chamade soutenues par le grand plein-jeu exposant le thème du Magnificat, une fugue mêlant le cornet, le cromorne et la basse de tierce, un fond d'orgue, un duo, une tierce en taille, et pour terminer, le grand-jeu associant trompettes, clairons et bombardes aux cromorne et cornets, conférant à ce verset éclat et majesté. Ces versets au grand orgue sont donc
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